Interviews

Questions d’apprentissage

L’apprentissage à l’Académie du coaching

Sophie Le Mellec

Lorsque je suis sortie certifiée de l’Académie, j’étais profondément touchée par cette expérience forte et constructive que je venais de vivre et émerveillée par l’intelligence de la pédagogiemise en place, etla compréhension subtile du fonctionnement d’un être humain en apprentissage. C’est cemême sentiment d’émerveillement que je ressens alors que j’enseigne à présent à l’Académie ! Les mots exprimés par les élèves lors des soirées de remise des diplômes sont forts et la plupart exprimentle fait que notre école leur a permis bien plus que d’apprendre le coaching.

Je me suis demandé ce qui faisait précisément, dans notre apprentissage, que les élèves repartaient de notre école en étant transformés, épanouis, plus forts, plus confiants en eux-mêmes, plus en amitié avec leurs multiplestalents et ce quifaisait qu’ils devenaient des coachs à la posture ajustée. J’ai tenté de déplier les caractéristiques de cet apprentissage, au-delà des enseignementssur ce sujet prodigués à l’Académie. Et je dois avouer que je crois ce sujet quasi illimité tellement ilsemble aussi vaste que passionnant.

1 – Le temps : l’apprentissage demande du temps et l’Académie du Coaching en tient compte

a. La durée
Le parcours des deux cycles pour être coach professionnel (fondamentaux + cycle professionnel) dure 15mois. Cette durée a tout son intérêt !!! Il faut du temps : depuis les durées de session plénières (deux jours) jusqu’au temps entre ces sessions (un mois) pour digérer, incorporer, comprendre, expérimenter, laisser décanter… Car il ne s’agit pas de comprendre intellectuellement une vingtaine de concepts pour être coach, il s’agit de les vivre, de les incarner, de s’ajuster, de transformer des postures, de tordre le cou à des croyances, de lever des méconnaissances sur soi, sur la relation avec les autres, de traverser fructueusement des prises de conscience… Il s’agit de changer d’identité professionnelle au final et tout ce qui touche à l’identité demande du temps, du courage pour aller en profondeur et beaucoup de bienveillance.

b. Le tempo
D’une part, celui des sessions : deux jours tous les mois. Cela permet d’intégrer régulièrement et de digérer ce qui a été vécu, compris, touché pendant la session. Mais aussi, les trois mois de suspension entre la session 11 et la session 12 de la certification : ils sont vraiment utiles pour l’ancrage en groupe de pairs et constituent l’espace nécessaire pour la prise de recul.

c. Le respect du temps, pour chaque élève, que prend cet apprentissage
Tout le monde n’a pas la même histoire, n’a pas les mêmes cadres de référence, n’a pas le même rythme d’apprentissage. En fonction de ce qui se passe dans sa vie, et de sa personnalité, tous ne peuvent avancer à la même vitesse. C’est pourquoi nous avons organisé une pédagogie qui respecte le tempo de chaque élève. Le protocole de correction des mémoires en tient compte, avec ses retours en trois choix qui font que l’apprentissage continue même pendant la certification (mémoire écrit et ateliers à l’oral).

d. Le temps enfin dans le séquençage de chaque journée d’enseignement
Le rythme est soutenu, les alternances ne sont pas faites au hasard, entre exercices, aspects de théorie et expérimentations en mises en situation, et temps en contact avec soi (réflexion et centration).

2 – L’expérimentation

a. Nous sommes des apprentis dans un système de compagnonnage, nous demandons à nos élèves de pratiquer le plus possible de coachings dans des mises en situation de cas réels. La répétition de ces séquences de coaching est la meilleure façon de comprendre, de vivre, de ressentir.

b. Ces nombreux entraînements constituent des essais successifs qui sont nécessaires à l’apprentissage car ils ancrent en vivant les choses les concepts, postures, outils appris. Cela passe par les émotions : celles du coaché mais aussi celles de l’élève face à son coaché.

c. Lors de ces expérimentations nous portons et encourageons un regard positif sur les erreurs qui sont sources de progression et de compréhension plus subtile. En cela, nous adoptons les principes de la psychologie positive et les renforcements des talents uniques de nos élèves

3 – Regarder les autres faire

Nous sommes dans le compagnonnage. D’une part les élèves apprennent en regardant les autres élèves pratiquer et d’autre part les élèves apprennent par les exemples que donnent les enseignants (qui sont tous coachs) provenant de leurs pratiques du coaching.

4 – Les feed-backs donnés par les enseignants aux élèves

Lors des mises en situation, l’enseignant, qui a été coaché par l’élève, donne un feed-back sur les caractéristiques de son accompagnement. La personne a besoin d’être reconnue dans ses apprentissages, a besoin de signes de reconnaissance. Ces feedbacks peuvent être dessignes de reconnaissance sur les qualités de la personne du coach, des caractéristiques de son mode opératoire, une expression de ressentis, un miroirreflétant ce quis’est passé dansla relation, etc. Ces feed-backs congruents, sincères, authentiques aident à l’apprentissage.

5 – Les groupes de pairs

Apprendre entre soi (les élèves),rechercher l’information ensemble, par soi-même, partager, expérimenter le coaching entre nous… Revisiter des concepts, ce que l’on a compris… Se soutenir, s’encourager…

6 - Le travail personnel effectué en espace thérapeutique

Apprentissage de soi, de ses propres réactions, de son mode de fonctionnement, de ses mécanismes défensifs, etc.

7 - La progression de la pédagogie

Elle est une condition également importante à l’apprentissage. L’Académie du Coaching a mis en œuvre une progression en lien avec l’exercice du coaching : les « concepts, outils, actes de coach » fondamentaux sont enseignés dans les quatre premières sessions, puis approfondis et tressés avec d’autres concepts, outils, actes de coach tout au long du cycle professionnel de façon à renforcer progressivement l’acquisition d’une posture de coach ajustée. Le « tressage » de ces outils avec le travail de la personne du coach en sessions et en espace thérapeutique, avec le travail en groupe de pairs parachève ces acquisitions et l’adoption de la posture de coach.

8 – L’application de l’apprentissage à l’occasion d’un « coaching d’apprentissage »

Conduire un coaching avec une personne extérieure ancre l’apprentissage en le rendant totalement concret, en permettant d’empoigner les outils, de vivre les concepts ; tout l’apprentissage prend corps et l’élève met en application ce qu’il a appris sur un coaching de bout en bout !

9 - Les élèves bénéficient d’un double accompagnement par les enseignants

Lors du cycle professionnel, chaque élève a un parrain ou une marraine parmi les enseignants et un entretien de suivi à mi-parcours du cycle professionnel. Chaque groupe de pairs a un enseignant référent auquel il peut faire appel en cas de difficulté du groupe de pairs à avancer. Cette « protection » permet d’appliquer le principe de notre école « D’abord ne pas nuire », en premier aux élèves.

Ces neuf premiers points constituent en quelque sorte « la partie visible de l’iceberg » de l’apprentissage à L’Académie du coaching. La partie moins visible est constituée, entre autres, de :

• De permissions qui sont données, en collectif mais surtout en individuel lors des feed-backs par les enseignants, mais aussi entre élèves dans les groupes de pairs.
• Du fait que les enseignants incarnent ce qu’ils disent et présentent les concepts à partir de leurs expériences vécues.
• Du fait que les enseignants partagent entre eux une relation positive faite d’appréciation sincère et d’estime : c’est un élément important qui vient porter l’enseignement et donc favoriser l’apprentissage.
• De notre accueil inconditionnel de tous les types d’intelligences et de compréhensions. Le regard bienveillant sur chacun des élèves participe à l’apprentissage.
• Du mode de recrutement en présentiel. Nous sommes une « école de la relation ». L’ouvrage de référence est L’intelligence de la relation en coaching de François Souweine. Lors de l’entretien de recrutement, les contrats sont posés. Cela amorce le contrat d’apprentissage qui sera ensuite « signé » en collectif.
• D’un contrat d’apprentissage scellé à l’une des premières séances.
• Des indicateurs de mesure (compréhension des concepts, l’attention à soi, à l’autre… ) permettant de valider ou non la posture de coach pendant la certification. Ils sont donnés très tôt dans le parcours de l’enseignement pour accompagner la progression.

Sophie Le Mellec est co-directrice de l’Académie du coaching, directrice de promotion, enseignante,superviseur et coach

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Achille Silué

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Qu’as-tu appris à l’AC que tu ne t’attendais pas à apprendre ?
Avant, j’avais tendance à ne pas accorder de l’importance aux talents que je pouvais avoir comme l’écoute, ma présence à l’autre… En fait je me demandais si j’étais capable d’adopter la posture de coach. En entrant à l’Académie, je venais chercher des outils pour être un bon coach. À travers « les pépites » j’ai appris et découvert que l’essentiel se trouve dans ma personne et que j’avais cette posture (écouter et d’être présent à l’autre). Mon épouse, à qui je partageais mes pépites, me disait « mais…tu n’as jamais entendu cela quelque part ? Je te le disais mais avec moi, tu ne l’entendais pas ! » Recevoir des signes de reconnaissance inconditionnels positifs et les accueillir m’ont bonifié et révélé.

Comment l’as-tu appris ?
A travers les feedbacks précieux et les pépites. Cela construit énormément. Je garde le souvenir du premier feedback reçu au cours de mon premier entretien avec François Souweine. Il m’a dit : « C’est incroyable, te rends-tu compte que tu es à peine au début de ce chemin et que tu possèdes déjà cette posture ?!? »

Qu’as-tu découvert de ta façon d’apprendre ?
J’ai découvert la puissance de mon intuition… Je pensais qu’il fallait être cérébral, connaître la technique avant d’entrer en action. Je croyais que c’était nécessaire de connaître par cœur les fiches des différents concepts pour être un bon coach. C’était ma déformation du consulting : tel problème = tel remède. Dans mon mémoire j’ai évoqué l’image de l’artiste qui tend la main pour prendre son violoncelle resté sur le quai pendant que le train part… En réalité, l’artiste c’est ma personne avec mes intuitions et je peux partir sans mon violoncelle (l’outil)…

De quelle façon tu utilises cela en tant que coach ?
Aujourd’hui je me fie beaucoup à la force de mes intuitions. « L’intelligence de la relation » m’a beaucoup touché parce qu’une fois que la relation est installée, le reste se fait tout seul. Mais quand le lien n’est pas là et que le cérébral entre en jeu, je rebascule dans le conseil.

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Achille Silué

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Sophie De Soras

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Qu’as-tu appris à l’AC que tu ne t’attendais pas à apprendre ?
Je me suis laissée porter par la formation, j’ai appris à désapprendre intellectuellement pour me laisser progressivement transformer par un processus. J’ai appris la conscience de moi dans l’instant, dans l’ici et maintenant. À partir de cette conscience de moi, j’ai pu me mettre en chemin d’une conscience de la relation.

Comment l’as-tu appris ?
Tout y concourt : la première seconde de centration où je me suis mise à l’écoute de moi (ce qui était nouveau) jusqu’à la clôture de nos journées.

Qu’as-tu découvert sur ta façon d’apprendre ?
En m’autorisant, en me donnant la permission de me jeter à l’eau tout de suite dans les mises en situations. En mises en situations, j’ai lâché le « c’est bien, c’est pas bien », le « c’est ce qu’il faut faire, c’est ce qu’il ne faut pas faire »…

De quelle façon tu utilises cela en tant que coach ?
J’utilise tout ça tout le temps, ça constitue mon identité de coach : le lâcher prise, la conscience de moi, constamment dans la relation. L’accompagnement thérapeutique et les mises en situations ont été majeurs pour moi et très fortes dans la pédagogie de l’Académie du Coaching.

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Élodie Blairon

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Qu’as-tu appris à l’AC que tu ne t’attendais pas à apprendre ?
Les émotions. Pour moi, c’était un lourd paquet que je portais de ne pas dire ses émotions. J’ai découvert que l’émotion n’est pas un handicap, c’est une richesse monstrueuse, écouter ce que je ressens et pouvoir le dire maintenant ça m’est utile tous les jours ! Ce matin j’ai réussi à métacommuniquer sur ce que ça me faisait d’avoir une personne en pleurs devant moi dans mon bureau.

Comment l’as-tu appris ?
J’ai appris dans les mises en situations surtout, et dans les espaces où on était en groupe, tous réunis. Le fait de discuter avec le groupe, mais aussi en tête à tête avec un enseignant, avec l’équipe pédagogique.

Qu’as-tu découvert sur ta façon d’apprendre ?
Je ne l’ai pas découvert : je prends beaucoup de notes, j’écoute énormément puis j’ai besoin de digérer.

De quelle façon tu utilises cela en tant que coach ?
Je l’utilise et je le creuse, j’essaie de comprendre pourquoi je ressens ça, et pourquoi face à cette personne…

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Élodie Blairon

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